Le secteur associatif en danger

Le secteur associatif en danger : coupes budgétaires/contraintes administratives de plus en plus lourdes… que vont devenir les 1,8 millions d’emplois du secteur associatif et qui prendra en charge leurs actions de terrain autour de la solidarité, du social, de l’environnement, de la culture, de l’éducation populaire… et tant d’autres champs d’actions que l’état est incapable aujourd’hui de gérer ? Comment conserver un accès juste et équitable de ces actions à tous les publics si l’on ne s’appuie que sur le secteur privé ?

Les associations se mobilisent, mutualisent leurs moyens, des collectifs se créent, l’entraide se développe à vitesse grand V, des initiatives innovantes émergent… Elles cherchent des solutions pour diversifier leurs sources de financements : cotisations, appels aux dons, crowfunding, aides en nature, vente ponctuelle de produits et de services, prestations pour les aménageurs urbains, les villes…
Mais comment garder son efficacité et son intégrité quand on lutte tous les jours pour préserver ses emplois et la qualité de ses actions ? Quand les collectivités en demandent toujours plus pour toujours moins ? Quand les contraintes administratives s’alourdissent ? Quand on leur demande de penser comme des entreprises privées (chiffre, rentabilité, bilan quantitatif au détriment du qualitatif) ? Quand au lieu de subventions on ne leur propose que des emplois aidés, sous qualifiés, remplaçant peu à peu les emplois qualifiés, nécessaires à un secteur où chacun se doit d’être polyvalent et ultracompétent pour faire face aux restrictions budgétaires ? et qui sera là pour encadrer ses jeunes en insertion en attente de formation ?

Nous cherchons des solutions cohérentes pour une meilleure efficacité, un meilleur travail en commun, moins de gaspillage et un financement au plus juste. Que l’état en fasse de même au lieu de proposer des solutions inadéquates, qui profitent encore et toujours aux mêmes et qui précarisent d’avantage ce secteur déjà ultraprécarisé !

Vers qui se tournent les collectivités publiques pour gérer les tensions dans les quartiers ? pour pallier à son système sanitaire et pédagogique obsolète ? pour lutter pour la protection de l’environnement ? pour s’occuper de ses jeunes, de ses vieux, de ses enfants, de ses femmes, des ses publics en situation précaire… ? en bref pour gérer ces problèmes qu’elles sont incapables de gérer ? De qui se servent-elles pour promouvoir l’image de leur ville/département/région, pour communiquer, pour se montrer en tant que modèles ? …. les associations !

Alors, Mesdames Messieurs du gouvernement, un peu de cohérence ! les associations ont besoin de l’état, de son soutien et de ses financements mais l’état a besoin des associations pour garder sa cohérence, pour fonctionner, pour offrir un cadre de vie décent à ses habitants. Enfin les associations sont un laboratoire pour l’émergence de nouveaux métiers qui accompagnent les changements sociétaux que ce soit dans le secteur public ou privé.

Si les associations n’avaient aucune utilité publique, elles ne seraient pas si nombreuses et si appréciées des citoyens. Nous devons être traités comme de véritables interlocuteurs de terrain et non comme une « variable d’ajustement ».
Disparition des associations = dégradation de tous les instants de la vie pour tous les publics.

Nous voulons des solutions simples et concrètes pour gagner en efficacité et donc coûter moins cher ! Quelques exemples…. moins de charges patronales, moins de lourdeur administrative, une meilleure définition des interlocuteurs au sein des institutions, une simplification des démarches auprès des institutions, une meilleure gestion des locaux associatifs… des solutions simples existent ! Il suffit d’y réfléchir.

http://www.bastamag.net/265-000-emplois-associatifs

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