Manger bio, local et de saison ?

Pourquoi et comment manger bio, local, et de saison ?
Lorsque l’on souhaite réduire son empreinte écologique, après avoir éradiqué les produits toxiques de sa salle de bain, s’être mis-e au vélo et vidé sa boîte mail, vient la question centrale de l’alimentation, qui n’est pas sans épines…
Première chose à faire ? Connaître les fruits et légumes disponibles selon la saison et selon votre région. Vous trouverez des calendriers sur des applications mobiles, des livres, comme dans celui d’ECOS, dont nous vous proposons celui d’avril et de mai, pour organiser vos menus des semaines à venir. En effet, une fois que vous maîtrisez les ressources disponibles selon la saison, l’un des meilleurs moyens de réduire voire d’empêcher le gaspillage alimentaire, c’est de prévoir pour une semaine complète des menus. Organiser ne veut pas dire ennuyeux ou routinier, il faut savoir se laisser une marge d’imprévisible évidemment !
Le menu pour la semaine est prêt ? Il faut désormais organiser ses courses, et c’est là que le problème de la provenance et de la qualité des aliments se pose. Car si manger de saison est assez évident à faire, un réel dilemme s’agite dans nos paniers : bio ou local ? Le greenwashing ambiant ne facilite pas la tâche, en camouflant des produits issus de l’agriculture intensive dans un joli nuage vert de labels imaginaires. Pas de panique, malgré une grande place occupée dans nos étales et rayons, ils ne sont pas inévitables pour autant.
Bio ou local ?
Manger bio, c’est s’assurer de se nourrir d’aliments non exposés à des pesticides, composés d’éléments toxiques qui causent à court et long terme des problèmes de santé, sans parler de la présence des perturbateurs endocriniens. Associés aux engrais chimiques, ils sont responsables de la pollution de l’eau, des sols et affectent ainsi le bien-être des êtres vivants (animaux et végétaux) non seulement là où ils sont pulvérisés mais aussi bien au-delà, selon le vent, le transport par les pollinisateurs, etc. Manger bio, c’est aussi dire stop aux OGM, qui bien que d’un point de vue sanitaire ne posent pas de problème en soit, mais qui d’un point de vue éthique soulève des questions. En modifiant le patrimoine génétique des organismes vivants, l’homme va-t-il à l’encontre des lois de la nature ? Certaines espèces, animales et végétales, dans leur état naturel, ne finiront-elles pas par disparaître ?
Le bio a donc de solides raisons d’être privilégié, en se nourrissant d’aliments dans leur forme la plus naturelle, on mange plus sainement, et plus en accord avec la planète.
Cependant, bio ne signifie pas forcément éthique et entièrement écologique. La viande et les produits issus de l’exploitation animale ne signifie pas forcément que les animaux ont été élevés en plein air, ni mieux traités qu’un élevage non labelisé bio. En effet, des produits peuvent être issus de l’élevage industriel intensif, mais soumis à une alimentation biologique, qui peut suffire à obtenir certains labels. Enfin, des produits bio parcourent parfois des milliers de kilomètres pour parvenir jusqu’à nous. Le meilleur moyen est de connaître les conditions d’élevage, et de réduire au maximum le transport, c’est encore de connaître les éleveurs, et donc, de consommer local !
Manger local, c’est garantir cette fois que les produits n’ont pas été conditionnés dans des emballages supplémentaires pour les protéger durant un transport lui-même très polluant. De plus, cet emballage supplémentaire n’est pas à 100% efficace et certains produits s’abiment en route, et se retrouvent à la poubelle, directement arrivés à destination. C’est aussi soutenir l’économie locale, et s’assurer des conditions de travail des agriculteurs et producteurs. Comment s’assurer qu’un produit arborant un label bio ait été fabriqué dans des conditions éthiques (travailleurs bien payés, majeurs etc.)
La meilleure consommation est donc celle qui allie bio, local, et de saison, mais lorsque nous nous retrouvons face à des dilemmes du genre « faut-il privilégier les tomates non-bio du paysan du coin ou les bio importées du bout du monde ? », il faut savoir s’adapter, et accepter des compromis, selon les priorités que chacun se fixe.
N’hésitez pas à échanger directement avec les producteurs sur les marchés. Si tous n’ont pas entamé les démarches (coûteuses) pour se voir délivrer un label bio, leurs pratiques agricoles et maraîchères sont peut-être celles attendues en bio ! Une règle qui vaut également pour certains viticulteurs travaillant en biodynamie… De même, n’hésitez pas à miser sur les circuits (très) courts ! En troquant par exemple un panier de cerises du jardin contre quelques œufs pondus par les poules de votre voisine, élevées en plein air. Un échange, fait après s’être précautionneusement lavé les mains bien sûr et en respectant les gestes barrières, gagnant-gagnant sur tous les plans
Très bonne semaine à vous cher-e-s Ecosseur-s-es, cuisinez, profitez, et surtout, restez chez vous !
Sources : Livre de cuisine Chiche ou Pois Chiche – ECOS, echosverts.com et cuisineaz.com
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