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La Maison de l’Agriculture Urbaine

Présentation

Les associations ECOS, Nantes Ville Comestible, Permaculture 44, Bio-T-Full et Riche Terre ont choisi de se constituer en collectif, le collectif Lab’AU 44 pour porter conjointement un projet de maison de l’agriculture urbaine pour Nantes et sa métropole.
D’où est née cette idée ?
Elle est née du constat de ces cinq associations quant à la multiplicité d’initiatives existant autour de l’agriculture urbaine à Nantes et du manque, aujourd’hui, de lien entre elles.
Ainsi, un besoin a été exprimé tant par les citoyens, que les associations, les structures de l’ESS, les agriculteurs, les étudiants, les chercheurs… de se fédérer et de pouvoir échanger, mutualiser, expérimenter, ensemble, autour de ces thématiques.

Le Projet

C’est pourquoi le collectif s’est constitué et a organisé, le 17 juin 2017 un premier atelier d’intelligence collective ayant pour but de rassembler des personnes de tous horizons pour réfléchir ensemble aux formes que cette maison de l’agriculture urbaine pourrait prendre et répondre ainsi aux besoins du plus grand nombre.
Il semble en effet important que la MAU puisse être un lieu d’accueil, d’échange, de ressource, de pédagogie, d’expérimentation pour tous et surtout construit avec des personnes d’horizons variés.

Vous pouvez consulter la restitution de cette journée ici ou la télécharger directement.

PDF - 2.1 Mo
MAU_restitution du 17 juin / présentation du projet








Les objectifs

- Démocratiser l’agriculture urbaine
- Favoriser et soutenir des pratiques nouvelles ou existantes d’AU amateures, associatives, expérimentales et professionnelles
- Favoriser la transversalité entre les citoyens, professionnels et acteurs liés à l’AU
- Fédérer un réseau d’acteurs autour de l’AU, interlocuteurs sur Nantes et sa Métropole et échangeant avec le réseau national

La participation aux groupes de travail

En septembre 2017, un autre temps collectif a été organisé et 7 groupes de travail se sont constitués pour faire avancer le projet :

- Communautés : pour réfléchir aux différents publics concernés
- Communication et accessibilité : pour penser la communication en interne et en externe, en amont et une fois le projet lancé
- Ancrage territorial : pour définir les buts de la MAU dans son quartier, dans la métropole, au niveau national...
- Connaissances et ressources : pour prévoir les outils permettant la transmission de savoirs et de connaissances mais aussi la mutualisation des ressources et initier des partenariats
- Agricultures urbaines : pour tester, expérimenter, définir, organiser, différents modules d’agriculture urbaines en fonction des besoins et objectifs de la MAU
- Articultures : pour prévoir une programmation cohérente, repérer les partenaires potentiels et organiser des événements ponctuels créatifs, pédagogiques, artistiques au sein de la MAU ou hors les murs
- Traitement des ressources naturelles : pour réfléchir aux différentes manières de traiter les ressources naturelles sur site et commencer à en tester en amont

Ces groupes sont ouverts à tous et vous pouvez les intégrer à n’importe quel moment ! Si vous souhaitez participer, envoyez-nous un mail à contact[@]mau-nantes.org

3 groupes sont encore en suspens, en attendant que les autres groupes aient pu avancer car ils nécessitent que le projet soit mieux défini avant de se lancer :

- Espaces bâtis et extérieurs : pour définir les besoins en bâtiments et en espaces extérieurs selon les activités qui auront été préalablement choisies par les autres groupes de travail
- Activités économiques et financements : pour penser en amont les réalités économiques de la MAU, les sources de financement ou d’économies possibles
- Gouvernance et structure juridique : pour réfléchir aux différentes formes juridiques que pourrait prendre la MAU et aux méthodes de gouvernance pouvant être employées

Les besoins

Les porteurs de projets ont repéré plusieurs besoins, sur la Métropole, auxquels pourrait répondre une Maison de l’agriculture urbaine :

1. - Une nécessité de relier et amener à travailler ensemble les différents acteurs du territoire autour de projets de territoire fédérateurs, qu’ils soient associatif, entrepreneurs privés, collectivités ou citoyens,

2. - Un besoin de penser à des nouvelles formes économiques, mixtes, s’inscrivant dans l’économie sociale et solidaire et intégrant différents acteurs (SCIC, SCOP…),

3. - Un besoin de développer la résilience alimentaire des villes, par le développement de circuits-courts de proximité, mais aussi par le développement de nouvelles formes d’agriculture urbaine,

4. - Un besoin de structurer et d’accompagner ces nouvelles formes d’agricultures urbaines dès l’amont de leur développement,

5. - Une demande de plus en plus forte des consommateurs pour une alimentation de qualité et respectueuse de l’environnement,

6. - Un intérêt croissant des populations pour apprendre les techniques de jardinage naturel et de permaculture,

7. - une forte demande des populations d’intégrer la nature en ville, soit dès l’amont des nouveaux projets d’urbanisme, soit en la réintroduisant dans les espaces déjà existants. De plus en plus de citoyens souhaitent avoir accès à des parcelles de jardin, à des espaces verts en coeur de ville.

8. - un besoin de structures d’accueil et d’animation qui agissent sur l’espace public et l’environnement, flexibles, ouvertes, centrées sur la proximité et la mise en réseaux des acteurs locaux et intégrant une dimension environnementale, en complémentarité de l’offre socio-culturelle existante,

9. - un besoin de regroupement des associations et des habitants autour de projets permettant la mise en partage des expériences, des compétences, des actions de chacun. Il s’agit de favoriser le groupement et le partenariat, la transdisciplinarité, la mutualisation des énergies et des projets, pour améliorer la portée et la qualité des actions locales mais également pour rendre les habitants acteurs de leur quartier,

10. - un besoin de projets de territoire autour desquels les personnes peuvent se retrouver, échanger, partager des temps conviviaux sur des moments ponctuels dans le but de créer du lien social. Notamment à Nantes, le rapport entre anciens et nouveaux habitants est parfois difficile, les anciens se sentant dépossédés de leur ville par le nouveaux et les nouveaux se sentant peu acceptés par les anciens.